Zoom sur les entraînements : Comment évaluer l’intensité d’un effort à vélo ?

Que ce soit pour gérer une montée, une course sans exploser ou s’entrainer à la bonne intensité, il est nécessaire de connaître son intensité d’effort. Sans une connaissance précise de cette dernière, aucune gestion de l’effort et suivi de l’entraînement n’est possible. Faisons donc le tour des différents outils qui s’offrent à nous.
 

Utiliser la vitesse pour déterminer une intensité d’effort est quasiment impossible en cyclisme, contrairement à la course à pied.

 
La vitesse
 
Le premier outil utilisé est la vitesse, que l’on parle de la vitesse en temps réel (savoir rouler à 50km/h) ou de la vitesse moyenne des sorties (la fameuse « barre » des 30 km/h de moyenne), la vitesse obtenue à partir d’un simple compteur ou du dernier GPS est souvent la première façon de parler d’une intensité lorsqu’on débute.
Son avantage est donc qu’elle est facilement mesurable et utilisable.
 
Mais utiliser la vitesse pour déterminer une intensité d’effort est quasiment impossible en cyclisme, contrairement à la course à pied où la VMA (Vitesse Maximale Aérobie) et ses déclinaisons sont souvent utilisées. Pourquoi ? Tout simplement car au plat, la première résistance à l’avance du cycliste sont les frottements de l’air. Ces derniers étant très variables en fonction de la force et la direction du vent, de la pression atmosphérique, du phénomène d’aspiration généré par d’autres cyclistes…rendent quasiment impossible l’utilisation de la vitesse comme marqueur d’intensité. Sans parler du type de revêtement et des terrains changeants que nous rencontrons à vélo.